Tout sur les processionnaires du pin !

Suite à la réunion de mardi 7 novembre à laquelle les participants ont été très nombreux et très intéressés… Cliquez pour avoir le dossier des interventions :chenillesMerci aux intervenants   CHENILLES  

Un fléau : Les Chenilles Processionnaires du Pin

Ce sont elles, le fléau rampant qui inquiète habitants et jardiniers, les chenilles processionnaires. Elles se déplacent en file indienne de plusieurs centimètres, pour s’enterrer et préparer leur mue. Urticantes pour l’homme, elles peuvent tuer les chiens qui les avalent ou les arbres qu’elles dévorent. Pour les éradiquer, il faut connaître leur développement

Les papillons sont nocturnes et ne vivent généralement pas plus d’une nuit. Le mâle-papillon peut voler jusqu’à 50 km et 3 à 4 km seulement pour une femelle.

L’éclosion a lieu cinq à six semaines après la ponte. Elle donne naissance à des chenilles qui muent trois fois avant l’hiver à des dates variant selon la région probablement liées à l’humidité, à la température ainsi qu’à l’amplitude thermique. Les jeunes chenilles tissent des pré – nids où elles passent la journée. Les larves commencent à manger le limbe des aiguilles de pin.

Dès que la zone autour de leur abri n’offre plus assez de nourriture, les chenilles émigrent plus haut dans l’arbre et reforment un nouveau nid. C’est ainsi que par de belles journées ensoleillées, on peut les voir en procession sur le tronc ou les branches d’un pin. Elles vivent en colonies de plusieurs centaines de chenilles. A ce stade, elles ne sont pas encore urticantes.

Au quatrième stade larvaire, elles forment un nid volumineux d’hiver définitif, construit côté sud pour profiter des rayons du soleil. Elles en sortent la nuit pour s’alimenter, se déplaçant en « procession » suivant un fil de soie qui leur permet de rentrer au nid. La cohésion de la file en déplacement est assurée par le contact de la tête d’une chenille avec les poils de l’abdomen de celle qui la précède.

Au printemps, les chenilles en procession conduite par une femelle, quittent l’arbre pour aller s’enfouir dans le sol à quelques centimètres sous terre (5 à 20 cm) dans un endroit bien ensoleillé. Elles peuvent se déplacer jusqu’à 40 m .Toute plante cultivée à proximité d’arbres infestés peut porter la nymphe dans son système racinaire. Chacune va tisser un cocon individuel dans lequel elle se transformera en chrysalide puis en papillon. Le développement s’interrompt au moins un mois mais peut durer plusieurs années (2 à 4 ans) avant la date favorable pour la sortie des adultes.

Les chrysalides transformées en papillon sortent de terre. Le cycle peut alors reprendre par accouplement de la femelle et du mâle qui meurt un ou deux jours après, alors que la femelle s’envole vers une branche pour pondre ses 70 à 300 œufs avant de mourir aussi. Les petites chenilles éclosent 30 à 45 jours après la ponte leur pouvoir urticant  provient d’une fine poussière qui se détache de plaques situées sur le dos et la partie postérieure de la chenille.

 Il n’existe aucun moyen de se débarrasser définitivement des chenilles. Les traitements sont à refaire chaque année. En effet, même si l’on détruit toutes les chenilles vivantes sur son terrain, vos arbres seront ré infestés l’année suivante par des papillons pouvant provenir de plusieurs kilomètres. Le papillon mâle peut voler jusqu’à 25 km et le papillon femelle jusqu’à 3 km et de plus les chenilles peuvent rester enfouies dans le sol de quelques jours à 5 années. Ces traitements annuels doivent donc être maintenu tant que des nids, et donc des papillons, existent dans votre région.

– Couper et brûler les branches porteuses de pontes, pré-nids et nids, en cas d’attaque ponctuelle, sur des arbres facilement accessibles. Se protéger soigneusement contre les risques d’urtication (combinaison, masque, lunettes, gants).

– Favoriser l’implantation des prédateurs et parasites : Il y a peu de prédateurs. Les oiseaux en général ne les mangent pas à cause de leurs poils urticants et de leur mauvais goût. Seul le coucou s’attaque aux chenilles, parfois même dans leur nid, et la mésange chasse la première forme larvaire et parfois lorsqu’elles sont en procession. Une mésange consomme entre 200 et 500 chenilles par jour !

Dégâts                          

Une défoliation même totale ne provoque pas la mortalité des arbres atteints. Les arbres récupèrent en quelques années. Si leurs conditions de croissance sont satisfaisantes, ils sont parfaitement capables de supporter cette attaque.

Risques pour l’homme et les animaux Les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils qui, dispersés par le vent ou par nous-même peuvent provoquer une irritation chez les personnes et les animaux. Ces poils, très légers et fragiles, se détachent très facilement dès que la chenille est inquiétée ou excitée et peuvent être emportés par le vent. Lorsque le poil se brise, dès le premier contact, la substance urticante et allergisante qu’il contient, la « thaumétopoéïne », se libère provoquant des démangeaisons très vives..

En cas de contact avec la peau :
– Apparition dans les huit heures d’une éruption douloureuse avec de sévères démangeaisons. Les poils urticants se dispersent aisément par la sueur, le grattage et le frottement ou par l’intermédiaire des vêtements.

En cas de contact avec les yeux :
– Développement après 1 à 4 heures d’une conjonctivite (yeux rouges, douloureux et larmoyants).

En cas de contact par inhalation :
– Les poils urticants irritent les voies respiratoires. Cette irritation se manifeste par des éternuements, des maux de gorge, des difficultés à déglutir et éventuellement des difficultés respiratoires.

En cas de contact par ingestion :
– Il se produit une inflammation des muqueuses de la bouche et des intestins qui s’accompagne de symptômes tels que de l’hyper salivation, des vomissements et des douleurs abdominales.
– Une personne qui a des contacts répétés avec la chenille processionnaire, présente des réactions qui s’aggravent à chaque nouveau contact.

 

Dans le cas des animaux :- si ces derniers lèchent ou touchent les chenilles vivantes, mortes ou bien des restants de nids avec leur museau, ils peuvent souffrir de divers symptômes. Dans un premier temps, ils couinent car ils ont mal, se mettent à baver, la langue gonfle et présente des tuméfactions avec un durcissement assez inquiétant. Sans soins, la langue peut virer au sombre voire violet, et une nécrose peut occasionnellement se produire. Une partie de la langue peut tomber.

Alors si ces chenilles représentent bien un danger sérieux pour les enfants, les personnes allergiques, les chiens et les chevaux, il faut quand même relativiser et ne pas aller jusqu’à l’abattage de son arbre. Il faut bien s’accommoder de ces chenilles, et donc prendre toutes les mesures pour s’en protéger. 

 

 

 

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s