11 Novembre 2017 : 99ème… Superbes cérémonies pour l’Armistice

La commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 s’est déroulée ce samedi matin dans la grande commune Gorges du Tarn-Causses : à Montbrun à 9 h 30 puis à Ste Enimie à 11 h 45 après la messe célébrée par le père René Nurit ancien combattant, avant de se terminer à 17 h à Quézac. 

A Ste Enimie, une cérémonie superbe, rehaussée par la prestation des élèves du collège Pierre Delmas, qui ont dit le poème de Louis ARAGON « Tu n’en reviendras pas »

-Discours du président local

– Dépôt de gerbe par deux fillettes du village accompagnées de Mr le Maire Alain Chmiel

-Sonnerie aux morts interprétée  par Charles Malaval à l’accordéon

 – Marseillaise reprise en chœur par l’assistance.

-Apéritif convivial offert par la municipalité suivi du repas des anciens à la Calabrese avec son excellente « tête de veau ».

Établie dès 1922, la journée du 11 novembre commémore chaque année l’anniversaire de l’armistice de 1918, qui marque la fin de la Première Guerre mondiale. La loi du 28 février 2012 élargit la portée à l’ensemble des « Morts pour la France ». C’est donc aujourd’hui la reconnaissance du pays tout entier à l’ensemble de ses morts tombés pendant et depuis la Grande Guerre.

 

 « Tu n’en reviendras pas »- de Louis Aragon-

(à écouter : https://www.youtube.com/watch?v=_nnEoEw4o5I Enregistré a la radio en 1959, avec Ferré au piano)

Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles

 Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu

Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus

 Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille

 Qu’un obus a coupé par le travers en deux

 Pour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre

Et toi le tatoué l’ancien légionnaire

Tu survivras longtemps sans visage sans yeux

 On part Dieu sait pour où ça tient du mauvais rêve

On glissera le long de la ligne de feu

 Quelque part ça commence à n’être plus du jeu

Les bonshommes là-bas attendent la relève

 Roule au loin roule train des dernières lueurs

Les soldats assoupis que ta danse secouent

Laissent pencher leur front et fléchissent le cou

 Cela sent le tabac l’haleine la sueur

 Comment vous regarder sans voir vos destinées

Fiancés de la terre et promis des douleurs

La veilleuse vous fait de la couleur des pleurs

Vous bougez vaguement vos jambes condamnées (…)

Déjà la pierre pense où votre nom s’inscrit

 Déjà vous n’êtes plus qu’un mot d’or sur nos places

Déjà le souvenir de vos amours s’efface

Déjà vous n’êtes plus que pour avoir péri…

 

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