Mais où sont passés les pêcheurs ?

Mais où sont passés les pêcheurs ?

La pêche à la truite est ouverte depuis le 10 mars..(77 € la carte).

 « La pêche, une passion ; la rivière, une richesse : les truites y sont dodues, en bonne santé et dures au combat »…Cette année,on sent comme un manque de motivation pour aller pêcher…peu de concurrents au bord du Tarn, nombreux sont ceux qui n’ont pas repris la carte.dans les Gorges ..Le froid, la pluie ?…Mais non ! …

Pour cause la nouvelle réglementation : Du pont de Quézac jusqu’à la limite du département de la Lozère la taille minimale de capture de la truite est de 30 cm ! la maille des poissons, a donc augmenté de 5 cm en un an…. avec de lourdes conséquences pour les amateurs de cet excellent salmonidé : ils vont devoir se serrer la ceinture ou changer la taille de leurs poêles à frire et de leurs assiettes !…Non subventionné. !.. Merci à la fédération de pêche !…

Sachant qu’une truite a une taille moyenne de 12 cm à 1 an – 18 cm à 2 ans – 23 cm à 3 ans ( la croissance dépendant :-Du régime thermique du cours d’eau ;-De la disponibilité en nourriture et donc de la capacité biogénique du milieu ; – Du processus de maturation sexuel ; – Du sexe du poisson.)…Dans certaines rivières une truite de 3 ans mesure 30 cm et dans une autre une truite de 3 ans fait 20 cm…« Le poisson est un animal dont la croissance est excessivement rapide entre le moment où il est pris et le moment où le pêcheur en fait la description à ses amis »…

A cela s’ajoute une baisse des quotas de prélèvements ; 5 poissons au maximum !Si nous avons un pêcheur dans la famille , nous n’aurons donc plus droit qu’à quelques « vieilles » truites d’au moins 4 ans dans nos grandes assiettes! (durée de vie moyenne de cet excellent poisson entre 6 et 12 ans…mais si les pêcheurs sont comme moi elle peuvent vivre centenaires ) ; Les « jeunes » truites semblent être réservées aux hérons, cormorans, loutres et autres !!!

Aujourd’hui 30 000 ans après qu’un pêcheur de Cro-Magnon eut sculpté un saumon sur la paroi d’une grotte, la finalité de l’acte de pêche n’est plus de rapporter des protéines pour nourrir la tribu. La pêche s’est transformée en loisir, en sport et la proie est devenue un adversaire que l’on respecte et qu’on n’est plus censé tuer.
L
e no-kill : ne pas tuer, encore appelé catch and release (attraper et relâcher), qui consiste à rendre la liberté à tout poisson capturé et ce avec une grande précaution , ne répond pas seulement à des considérations éthiques ou philosophiques.C’est aussi un mode de gestion incontournable, qui permet, de préserver une pêche sportive de qualité. l’usage du panier de pêche est strictement interdit ; • en revanche, l’épuisette est vivement recommandée.
La « graciassions  » des poissons, comme on dit au Québec, permet non seulement à plusieurs pêcheurs de profiter d’adversaires de plus en plus éduqués et difficiles à tromper car très stressés, mais également assure, par la reproduction naturelle des géniteurs épargnés, l’avenir de ce sport.

Seul un comportement qui respecte le milieu et ses habitants permettra le retour et le maintien d’une pêche de qualité pour tous.

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