Confinement…

Comme tous, je préférerais que ce virus ait disparu, comme beaucoup de gens, je voyais le ré- confinement poindre à l horizon; ce que je craignais, égoïstement (c est pas beau l égoïsme) mais étant âgée !! c est de ne plus pouvoir sortir même pour m’aérer… Aller faire les courses diverses, pain, journal pharmacie etc….Le basique seulement mais quasi indispensable…Par chance, Je pourrai continuer à me faire livrer l’alimentaire par Thierry notre épicier du village, toujours aussi serviable et souriant…Heureusement qu’il est là, en forme….

…OUF, munie de l attestation, je pourrai continuer, toujours masquée (je sors masquée depuis le début de la pandémie même si certains se moquaient quand je passai le pont) et sans exagérer, cela va sans dire , à pourvoir aux besoins familiaux …Cela suffira t il ? …Cela suffira t’il à vaincre ce virus? A sauver des vies et les petits commerces bien pénalisés?…

Autant de questions sans réponse, autant d inquiétudes,pour tous, personne ne sait, dans aucun pays…»Sauver Noël » me semble un peu dérisoire …surtout si cela signifie, à Noël justement se précipiter dans les courses, les réveillons, les déplacements partout en France, qui conduiront deux mois plus tard….à une troisième recrudescence de malades !!!!

et n’oublions pas, vu son âge, le père Noël est une personne fragile…Prendra-t-il le risque de sortir ?

LA CIGALE ET LA FOURMI

(fable revue par « Jean de La Quarantaine »)

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   « La cigale s’étant déconfinée tout l’été,

Se trouva fort dépourvue 

Quand la deuxième vague fut venue.

Pas un seul paquet 

De pâte ou de papier cul

Elle alla crier famine 

Chez la fourmi sa voisine,

La priant de lui prêter

Quelques masques pour se protéger,

jusqu’à la fin de ce « bazar »

Je vous paierai, lui dit-elle,

Avant Noël, foi d’animal,

Intérêt et principal.

Mais…la fourmi n’est pas prêteuse,

C’est là son moindre défaut.

« Que faisiez-vous au temps chaud?

Dit-elle à cette emprunteuse.

                -Nuit et jour à tout venant,

Je me collais, je sortais et me joignais aux foules, ne vous déplaise.

               -Vous vous colliez… j’en suis fort aise… 

Eh bien, toussez maintenant! »